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Peace and Security Council Report No 36
2 July 2012

Through a timely and generous donation by New Zealand’s Ministry of Foreign Affairs and Trade, we can report that the French-language version of this Peace and Security Council Report is now well on its way to becoming a valuable information resource for Francophone Africa. Like its English-language equivalent, it can be accessed on both the ISS and ROP websites as follows: www.issafrica.org and www.operationspaix.net

This month our researchers have produced country analyses on the Democratic Republic of Congo, focusing on developments in the eastern DRC, and Egypt, focusing on the election process. Two PSC retrospective articles deal respectively with the Peace Fund and the Annual consultative meeting of the AU PSC and UNSC.

A recent upsurge in violence in the eastern region of the Democratic Republic of Congo (DRC) has resulted in the displacement of tens of thousands of people. The flawed legislative and presidential elections of 2011 and the great difficulty experienced in trying to integrate the rebel armed militia, CNDP (Congrés national pour la défense du people), into the armed forces of the DRC, FARDC (Forces Armées de la République du Congo), have contributed to the violence in the eastern DRC. Subsequent desertions from FARDC by newly recruited CNDP soldiers, the formation of new rebel groups, new rebel alliances and the on-going disruptive and violent activities of independent rebel militias, plus the involvement of FDLR forces (Democratic Forces for the Liberation of Rwanda), have exacerbated the unstable situation in the region.

Added to this recipe for chaos is the possible deterioration in relations between the DRC and Rwanda as a result of allegations concerning Rwanda’s involvement in the eastern DRC.

A further factor fuelling insecurity in the region is a scramble by a variety of actors for the valuable natural resources of the eastern DRC.

Among the options proposed is the dispatch by the PSC of a fact-finding mission to the DRC and Rwanda to independently investigate and verify causes of insecurity in order to inform and plan relevant follow-up interventions.

The update on the Egyptian elections was written before the inauguration of the country’s new president and due to time constraints and publication deadlines it was not possible to also reflect on the implications of President Morsi’s inauguration speech. A follow-up analysis will need to await inclusion in a future edition.

The analysis focuses on the second round run-off election between presidential contenders Mohamed Morsi, of the Muslim Brotherhood’s Freedom and Justice Party (FJP), and former Prime Minister Ahmed Shafiq, running as an independent. The analyst concludes that a victory by Morsi presents a reduced threat of the kind of ‘fire’ that would have resulted in Egypt in the event of a Shafiq triumph.

The partiality of the Egyptian justice system; recently introduced draconian legislation emanating from the Supreme Council of the Armed Forces (SCAF); the reduced powers and uncertain tenure of the newly elected president; the dissolution of the elected parliament; and the as yet undetermined nature and composition of the future constituent assembly that will ultimately develop a new constitution for Egypt, are factors that will ultimately affect the future course of Egypt’s political development.

The analyst also questions measures taken by the SCAF to entrench its influence and reduce the powers of the popularly elected president and suggests that the PSC could remind the authorities in Egypt that the AU doctrine prohibiting unconstitutional changes of government requires them to refrain from actions that undermine electoral democracy and interfere with the authority of the newly elected president. 

Duke Kent-Brown (Editor)
 

 

Grâce à une contribution financière généreuse et opportune du ministère des Affaires étrangères et du Commerce de Nouvelle- Zélande, la version française du Rapport du Conseil de paix et sécurité est désormais en bonne voie pour devenir une précieuse source d`information pour l`Afrique francophone. Tout comme sa version anglaise, elle peut être consultée à la fois sur les sites internet de l`ISS et du ROP aux adresses: www.issafrica.org et www.operationspaix.net

Dans cette édition, nos chercheurs vous proposent deux analyses pays. La première porte sur les développements dans l’est de la République démocratique du Congo, la seconde sur le processus électoral en Égypte. Ils vous proposent également une rétrospective portant sur le Fonds pour la paix de l’UA et une autre sur la réunion consultative annuelle du CPS de l`UA et du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU).

Les récentes violences dans l’est de la République démocratique du Congo ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir. Les irrégularités constatées lors des élections législatives et présidentielles de 2011 ainsi que les difficultés à intégrer les ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) au sein des Forces Armées de la République du Congo (FARDC) ont participé à la dégradation de la situation dans l`est du pays. À ces problèmes se sont ajoutés les désertions de soldats du CNDP nouvellement intégrés au sein des FARDC, l’apparition de nouveaux groupes rebelles et de nouvelles alliances, les violences actuellement perpétrées par des milices rebelles indépendantes, ainsi que l`implication des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR). Eu égard des allégations congolaises à l’encontre du Rwanda, ces développements ont le potentiel de provoquer une dégradation des relations entre Kigali et Kinshasa. Un autre facteur d’instabilité réside dans le fait qu’une multitude d’acteurs lutte pour le contrôle des importantes ressources naturelles de la région.

Parmi les options proposées au CPS figure l`envoi d`une mission de vérification au Rwanda et en RDC afin d’enquêter de manière indépendante sur les allégations et d’analyser les causes de l`insécurité afin de planifier des interventions pertinentes.

Les mises à jour concernant les élections égyptiennes ont été écrites avant l`investiture du nouveau président Morsi et, en raison des contraintes de temps et des délais de publication, il n`a pas été possible d’analyser les implications de son discours d`investiture. Ceci sera fait dans une future édition.

L`analyse de ce mois se concentre sur le second tour des élections présidentielles qui a opposé Mohamed Morsi, du Parti pour le Liberté et la Justice des Frères musulmans, à l`ancien Premier ministre Ahmed Shafiq, candidat indépendant. La principale conclusion de ce texte est que la victoire de Morsi a permis d’éviter l’incendie politique qui aurait très probablement été déclenché en cas de victoire de Shafiq.

Les prochains développements politiques en Égypte seront fonction de plusieurs facteurs : l’attitude de la justice égyptienne, jugée partiale, les règles draconiennes qui ont été instaurées par le Conseil suprême des Forces armées (CSFA), les pouvoirs réduits et précaires du nouveau président élu et la dissolution du parlement élu, ou encore la nature et la composition encore indéterminées de la future Assemblée constituante chargée d’élaborer une nouvelle constitution pour l`Égypte.

L`analyse se penche aussi sur les mesures prises par le CSFA, qui cherche de toute évidence à enraciner son influence et à réduire les pouvoirs du président élu. L’auteur suggère que le CPS pourrait rappeler aux autorités égyptiennes que la doctrine de l`UA interdisant les changements anticonstitutionnels de gouvernement les oblige à s`abstenir d`actions qui portent atteinte la démocratie électorale et à l`autorité du président nouvellement élu.

Duke Kent-Brown (éditeur)

This Report is published through the support of the Humanity United Foundation and Hanns Seidel Stiftung and New Zealand’s Department of Foreign Affairs and Trade. In addition, the Institute for Security Studies receives core support from the Governments of the Netherlands, Norway, Sweden and Denmark. / En tant que principale institution de recherche sur la sécurité humaine, l’Institut d’Études de Sécurité oeuvre pour une société pacifique et stable en Afrique au travers du développement durable, des droits de l’homme, de la primauté du droit, de la démocratie, de l’intégration des politiques d’égalité des genres et la coopération sécuritaire.
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