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Working on what matters most for international justice in Africa
11 February 2016

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While the African Union (AU) and some African states are caught up in debates about the relevance of the International Criminal Court (ICC) for Africa, the Institute for Security Studies (ISS) has focused on what matters most – how to secure justice for victims of grave crimes, whether in their own courts or in The Hague.

Through the training of African judges, prosecutors and the police, the ISS is helping to strengthen national and regional mechanisms that can dispense justice for genocide, war crimes and crimes against humanity. ‘These training courses not only provide an opportunity to exchange knowledge and build skills, but also to capture African views and take these to international forums’, says Cheryl Frank, head of the Transnational Threats and International Crime division at ISS.

In 2015 the ISS trained South African prosecutors in the seventh annual training course delivered in partnership with the country’s National Prosecuting Authority. In Uganda, the ISS has, since 2009, been invited to train judges from the International Crimes Division of the country’s High Court. The training contributed to the prosecution and adjudication of cases involving al-Shabaab, the Lord’s Resistant Army rebel commander Thomas Kwoyelo, as well as cases relating to trafficking in people and drugs.

The ISS plays a key role in anticipating African concerns and providing space to discuss them
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In addition to building capacity to tackle international crimes, the ISS raises awareness about how African states are dealing with these offences. At the 14th Assembly of States Parties (ASP) to the ICC in November 2015 the ISS hosted a side event to share experiences from West, East and Southern Africa. Discussions covered domestic and regional initiatives like the special tribunal in Senegal to try Hissène Habré, transitional justice processes and the landmark decision of South Africa’s Constitutional Court on the Zimbabwe torture case.

At the practical level, the ISS also works to improve the access that victims of international crimes have to court proceedings. In September 2015, the ISS and REDRESS convened African prosecution and civil society representatives to discuss models for victims to participate in national criminal justice processes and the procedural rights of victims. The ISS and REDRESS are also establishing a network of legal practitioners to enhance the investigation and prosecution of international crimes in Africa.

These hands-on approaches have not prevented the ISS from tackling the difficult political and legal challenges facing Africa’s cooperation with the ICC.

‘Our access to a broad network of practitioners means we can facilitate balanced debate on issues that are often emotive, or have remained at an impasse’, says Frank. ‘States and donor partners recognise that the ISS plays a key role in anticipating African concerns and providing the space to discuss them constructively’. 

After Sudanese President Omar al-Bashir’s controversial visit to the AU summit in South Africa in June 2015, the ISS hosted a side event at the 14th ASP to discuss concerns raised by South Africa and Kenya with regard to immunity for heads of state and the application of the amended Rule 68 of the ICC’s rules of procedure and evidence. 

Both issues were the source of some disquiet among ASP participants, but developments at the recent AU summit show the importance of identifying and debating key sticking points. The increasing dissatisfaction of African states towards the ICC resulted in an AU decision to develop a roadmap for possible withdrawal from the Rome Statute. Constructive debate will now be needed more than ever before, and the ISS is well placed to facilitate such discussions.

During 2016, the ISS will continue to support strategies and institutions that facilitate effective responses to grave crimes on the continent. This will include focusing on the rights of victims and witness protection. 

For more information contact: 

Cheryl Frank, ISS: +27 83 325 4424, cfrank@issafrica.org

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Travailler sur ce qui importe le plus pour la justice internationale en Afrique

Alors que l’Union africaine (UA) et certains États africains débattent sur la pertinence pour l’Afrique de la Cour pénale internationale (CPI), l’Institut d’études de sécurité (ISS) a mis l’accent sur ce qui importe le plus : comment obtenir justice pour les victimes de crimes graves, que ce soit auprès de leurs propres tribunaux ou à La Haye.

Grâce à la formation de juges, de procureurs et de policiers africains, l’ISS contribue à renforcer les mécanismes nationaux et régionaux permettant d’obtenir justice pour les génocides, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. « Ces formations fournissent non seulement une occasion d’échanger des connaissances et de développer des compétences, mais également de recueillir des points de vue africains et de les exposer aux forums internationaux », déclare Cheryl Frank, directrice de la Division menaces transnationales et crimes internationaux à ISS.

En 2015, l’ISS a formé des procureurs sud-africains par le biais du septième cours de formation annuel dispensé en partenariat avec l’Autorité nationale chargée des poursuites d’Afrique du Sud. Depuis 2009, l’ISS a été invité en Ouganda pour former des juges de la Division des crimes internationaux de la Haute Cour du pays. La formation a contribué à la poursuite et au jugement des affaires impliquant al-Shabaab, le commandant rebelle de l’Armée de résistance du Seigneur, Thomas Kwoyelo, ainsi que d’autres relatives à la traite des personnes et au trafic de drogues.

L'ISS joue un rôle clé dans l'anticipation des préoccupations africaines et en offrant un espace pour en discuter

En plus de renforcer les capacités pour lutter contre la criminalité internationale, l’ISS sensibilise sur la façon dont les États d’Afrique y font face. Lors de la 14e Assemblée des États parties (AEP) à la CPI en novembre 2015, l’ISS a organisé un événement parallèle pour partager les expériences d’Afrique occidentale, orientale et australe. Les discussions ont porté sur les initiatives nationales et régionales telles que le Tribunal spécial mis en place au Sénégal pour juger Hissène Habré, les processus de justice transitionnelle et le jugement historique de la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud sur les cas de torture au Zimbabwe.

Sur le plan pratique, l’ISS travaille également pour améliorer l’accès aux procédures judiciaires pour les victimes de crimes internationaux. En septembre 2015, l’ISS et REDRESS ont convoqué des représentants africains de l’accusation et de la société civile dans le but de discuter des modèles pour les victimes devant participer aux processus de justice pénale national et des droits procéduraux des victimes. L’ISS et REDRESS établissent également actuellement un réseau de praticiens du droit pour améliorer l'investigation et la poursuite des crimes internationaux en Afrique.

Ces approches pratiques n’ont pas empêché l’ISS de s’attaquer aux difficiles défis politiques et juridiques auxquels font face la coopération africaine et la CPI.

« Notre accès à un large réseau de praticiens signifie que nous pouvons faciliter des débats équilibrés sur des questions qui sont souvent sensibles ou qui sont restées dans l’impasse », selon Frank. « Les États et les partenaires donateurs reconnaissent que l’ISS joue un rôle clé afin d’anticiper les préoccupations africaines et de fournir un espace pour en discuter de manière constructive ».

Après la visite controversée au sommet de l’UA en Afrique du Sud du président soudanais Omar al-Bashir en juin 2015, l’ISS a organisé un événement parallèle lors de la 14e AEP pour discuter des préoccupations soulevées par l’Afrique du Sud et le Kenya concernant l’immunité des chefs d’État et l’application de la règle modifiée 68 du Règlement de procédure et de preuve de la CPI.

Les deux questions ont été la source d’une certaine inquiétude parmi les participants de l’AEP, mais les développements lors du récent sommet de l’UA montrent l’importance d’identifier et de débattre des principaux points de désaccord. Le mécontentement croissant des États d’Afrique envers la CPI a entraîné la décision de l’UA d’élaborer une feuille de route pour un éventuel retrait du statut de Rome. Plus que jamais des discussions constructives seront nécessaires et l'ISS est bien placé pour faciliter ces échanges.

Au cours de l’année 2016, l’ISS continuera de soutenir les stratégies et les institutions qui facilitent des réponses efficaces aux crimes graves sur le continent. Cela inclura l'accent sur les droits des victimes et la protection des témoins. 

Pour plus d’informations, veuillez contacter : 

Cheryl Frank, ISS : +27 83 325 4424, cfrank@issafrica.org

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