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Urging African leaders to listen to their citizens on international justice
2 June 2016

Pour la version française, cliquez ici

‘The victims of international crimes in Africa want justice, and African leaders must listen to their citizens on how this justice can be achieved’.

This was the key message of the Institute for Security Studies (ISS) senior researcher Ottilia Anna Maunganidze at the seventh Thabo Mbeki Africa Day Lecture on 27 May. ‘For Africa, peace and justice are vital. We can’t continue to be an unstable, insecure continent because our leaders don’t listen to us’, she said.

The theme of this year’s lecture, co-hosted by the University of South Africa and the Thabo Mbeki Foundation, was the International Criminal Court (ICC) in Africa and Africa’s quest for justice, peace and security. Maunganidze and former South African president Thabo Mbeki were panellists who led the discussion following a lecture by Ugandan lawyer and transitional justice expert, Barney Afako.

The victims of international crimes in Africa want justice
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Attaining international justice for victims in Africa has been fraught with controversy because of the African Union’s resistance to the ICC. Progress in some African countries shows that achieving accountability for grave crimes is possible, but the views of those who oppose international justice continue to influence policy and practice.

The event provided an opportunity for ISS’ research and analysis on international justice to inform the African public, as it was broadcast live on South African national radio and a video of the lecture is available online. Providing accurate and independent information to the public that can be used to assess governments’ performance, and hold those in power to account, is a priority for the ISS.

The ISS also helps to strengthen national and regional mechanisms that can dispense justice for genocide, war crimes and crimes against humanity. It conducts authoritative research and provides expert policy advice and training for African police, prosecutors and judges.

‘The recent conviction and sentencing of former Chadian president Hissène Habré is proof that victims of international crimes, supported by civil society and governments, have the power to ensure perpetrators are held accountable for their actions’, said Maunganidze. ‘Ultimately, to achieve lasting peace and justice in Africa, the voices of ordinary citizens must be louder than those of African leaders. And this case proves how and why this is so important’.

For more information contact:

Ottilia Anna Maunganidze, ISS: omaunganidze@issafrica.org, +27 12 346 9500

Picture: ©Jacqueline Cochrane/ISS

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Watch Ottilia's remarks below, or watch the full lecture by clicking here

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Exhorter les dirigeants africains à écouter leurs citoyens sur la justice internationale

 « Les victimes de crimes internationaux en Afrique réclament justice et les dirigeants africains doivent écouter leurs citoyens sur la manière dont cette justice peut être obtenue. »

Tel est le message clé du chercheur principal de l’Institut d’études de sécurité (ISS), Ottilia Anna Maunganidze, à la septième Journée de l’Afrique le 27 mai.  « Pour l’Afrique, la paix et la justice sont essentielles. Nous ne pouvons pas continuer d’être un continent instable, précaire, du fait que nos dirigeants ne nous écoutent pas », ajoute-t-elle.

Le thème de la conférence de cette année, co-organisée par l’université d’Afrique du Sud et la fondation Thabo Mbeki, était la Cour pénale internationale (CPI) en Afrique et la quête de l’Afrique pour la justice, la paix et la sécurité.

Maunganidze et l’ancien président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, ont animé une discussion suite à la présentation de l’avocat expert ougandais en justice transitionnelle, Barney Afako.

Les arguments en faveur d’une justice internationale pour les victimes en Afrique se sont heurtés à une controverse née de l’opposition de l’Union Africaine à la CPI. Des progrès ont été réalisés dans certains pays africains montrant que la responsabilisation pour les crimes graves est possible, mais les opinions des opposants à la justice internationale continuent d’influencer les politiques et les pratiques.

Les victimes de crimes internationaux réclament justice

L’événement a offert l’opportunité à l’ISS d’informer le public africain grâce à ses recherches et ses analyses sur la justice internationale puisque le débat a été retransmis en direct sur la radio nationale sud africaine et qu’une vidéo est disponible sur Internet. Diffuser des informations vérifiées et indépendantes qui peuvent être utilisées pour évaluer les performances des gouvernements et contraindre ainsi les personnes au pouvoir à rendre des comptes est une priorité de l’ISS.

L’Institut contribue également à renforcer les mécanismes nationaux et régionaux de justice pour les génocides, les crimes de guerres et les crimes contre l’humanité. Il effectue des travaux de recherches qui font autorité et offre des conseils et une formation d’expertise en politique pour les policiers, les procureurs et les juges africains.

« La récente condamnation de l’ancien président tchadien Hissène Habré est la preuve que les victimes de crimes internationaux, soutenues par la société civile et les gouvernements, ont le pouvoir de s’assurer que les auteurs soient tenus responsables de leurs actes, a déclaré Maunganidze. En fin de compte, pour parvenir à une paix et à une justice durable en Afrique, les voix des citoyens ordinaires doivent être plus fortes que celles des dirigeants africains. Et cette affaire prouve combien et pourquoi cela est si important ».

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

Ottilia Anna Maunganidze, ISS : omaunganidze@issafrica.org, +27 12 346 9500

Photo : ©ISS / Jacqui Cochrane

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