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Preventing torture and ill treatment in Africa's prisons
29 June 2016

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The Institute for Security Studies (ISS) and the UK-based Omega Research Foundation are working with government officials and civil society to help protect the rights of prisoners and reduce torture in detention.

Each year thousands of incidents of assault and torture of inmates and pre-trial detainees by prison officials are recorded in African countries. Rigorous monitoring and reporting is essential to protect their rights in line with domestic laws and regional and international standards.

‘Building on past work with the ISS in this area, we felt it was important and timely to bring together people and organisations that monitor places of detention, and provide them with the tools to identify abuse related to the use of particular kinds of law enforcement equipment,’ says the Omega Research Foundation. Government officials, oversight bodies, lawyers and journalists from Kenya, Malawi and South Africa were trained to identify law enforcement and security equipment and the medical, legal and human rights implications of their use.

The use of electric shock equipment remains problematic in South Africa
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‘In South Africa, certain kinds of security equipment are authorised for use in correctional centres that are banned in other parts of the world. By partnering with ISS, we hope to shine a spotlight on this important issue and convince policymakers that it’s time to prohibit the use of such equipment that can be used to perpetrate torture’, says Omega.

The use of electric shock equipment remains problematic in South Africa. The country is one of the few globally that allows the use of body-worn electric shock devices, such as stun belts, in correctional centres. Other types of electric shock devices like stun shields and stun guns are also frequently misused.

The training workshop is part of a broader initiative funded by the European Union Instrument for Democracy and Human Rights to raise awareness about the manufacture, trade and use of law enforcement and security equipment that could facilitate torture and ill treatment in Africa.

‘The training highlighted the pressing need to carry out an audit of law enforcement equipment used in Kenya and identify those that can facilitate torture’, says Steve Ogolla, Human Rights Officer at the International Commission of Jurists in Kenya.  

The ISS and the Omega Research Foundation plan to host a meeting later this year of African government officials responsible for regional trade controls. The aim of the meeting will be to raise awareness about equipment that could facilitate torture and ill treatment, as well as states’ domestic and international legal obligations in this regard. Prohibiting and/or exercising restraint in the use, transfer and trade of equipment that may lead to human rights violations is key.

For more information contact:

Noel Stott, ISS: nstott@issafrica.org, +27 82 828 6070

Picture: ©Jacqueline Cochrane/ISS

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Prévenir la torture et les mauvais traitements dans les prisons africaines

L’Institut d’études de sécurité (ISS) et la Fondation de recherche Omega basée au Royaume-Uni collaborent avec les gouvernements et la société civile pour protéger les droits des prisonniers et réduire la torture en détention.

Chaque année, des milliers d’agressions et d’actes de torture commis par le personnel pénitentiaire à l’encontre de prisonniers et de personnes en détention provisoire sont enregistrés dans les pays africains. Une surveillance et une signalisation rigoureuses sont essentielles pour protéger leurs droits conformément aux lois nationales et aux normes régionales et internationales.

« S’appuyant sur la collaboration antérieure avec l’ISS dans ce domaine, il nous a semblé qu’il était important et opportun de réunir les personnes et les organisations qui surveillent les lieux de détention, et de leur fournir les outils permettant d’identifier les abus liés à certains types d’équipements de maintien de l’ordre », déclare la Fondation de recherche Omega. Des représentants de l’État, des organes de contrôle, des avocats et des journalistes du Kenya, du Malawi et de l’Afrique du Sud ont été formés pour identifier les équipements de maintien de l’ordre et de sécurité et les implications médicales, légales et relatives aux droits de l’homme concernant leur utilisation.

L'utilisation d'équipement à décharge électrique demeure problématique en Afrique du Sud

« En Afrique du Sud, des équipements de sécurité interdits dans d’autres parties du monde sont autorisés dans certains centres correctionnels. En s’associant avec l’ISS, nous espérons mettre l’accent sur cette question essentielle et convaincre les décideurs que le moment est venu d’interdire l’utilisation d’un tel équipement qui peut être employé pour commettre des actes de torture », déclare Omega.

L’utilisation d’appareil à décharge électrique reste problématique en Afrique du Sud. Il est l’un des rares pays à autoriser l’utilisation de matériels tels que des ceintures électriques dans les centres correctionnels. D’autres types de dispositifs de décharge électrique tels que des boucliers à décharge électrique et des pistolets à impulsion électrique sont fréquemment utilisés à mauvais escient.

L’atelier de formation fait partie d’une initiative plus large fondée par l’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme, afin d’étendre la prise de conscience sur la fabrication, le commerce et l’utilisation d’équipements de maintien de l’ordre et de sécurité facilitant l’utilisation de la torture et les mauvais traitements en Afrique.

« La formation a mis en évidence le besoin pressant de procéder à une vérification des équipements de maintien de l’ordre utilisés au Kenya et d’identifier ceux qui peuvent faciliter les actes de torture », déclare Steve Ogolla, officier des droits de l’homme à la Commission internationale des juristes au Kenya.  

L’ISS et la Fondation de recherche Omega prévoient d’accueillir, l’année prochaine, une conférence des représentants des gouvernements africains responsables des contrôles régionaux sur le commerce. L’objectif est de favoriser la prise de conscience sur l’utilisation d’équipements pouvant faciliter les actes de tortures et les mauvais traitements, ainsi que les obligations juridiques nationales et internationales des États à cet égard. Interdire et/ou limiter l’utilisation, le transfert et le commerce d’équipements pouvant conduire à une violation des droits de l’homme est essentiel.

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

Noel Stott, ISS : nstott@issafrica.org, +27 82 828 6070

Photo : ©Jacqui Cochrane/ISS

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