ISS Africa
Home / ISS Spotlight / Getting real about corruption in Africa
Getting real about corruption in Africa
11 May 2016

Pour la version française, cliquez ici

‘Corruption is not just one of the problems in Africa, it is the biggest problem in Africa’.

This is the key message that Anton du Plessis, Executive Director of the Institute for Security Studies (ISS) is taking to the 26th World Economic Forum (WEF) on Africa conference which starts today in Kigali, Rwanda.

From 11-13 May, regional and global leaders from business, government and civil society will meet to discuss digital economic drivers that can strengthen public-private collaboration to help solve key challenges across Africa.

Tackling bad governance on the continent is difficult because the two main stakeholders at the centre of the problem – government and big business – are also the ones who need to find solutions. Corrupt relationships in many public-private partnerships have existed for decades and are entrenched in the way they work.

As part of its new strategy, the ISS is engaging with the business sector and investors to inform their decisions. Forums such as the WEF conference provide an opportunity to shape global and continental debates and policies on key security challenges.

ISS is engaging with the business sector and investors to inform their decisions
Tweet this

‘For Africa to meet its growth, stability and development goals, there needs to be a frank discussion about how to end corruption’, says du Plessis. ‘Corruption is not a social ill, it’s not a way of life, it’s not how you do business – it threatens the livelihoods of millions and drives conflict, fragility and terrorism’. The WEF Global Agenda Council on Fragility, Violence and Conflict, reinforces this argument in a new report on Responsible Investment in Fragile Contexts.

As a WEF Young Global Leader and a member of the WEF Global Agenda Council on Fragility, Violence and Conflict, du Plessis believes that a new social compact between government and business in Africa will require young dynamic leaders. These will be leaders who use technology and who understand the demands of the youth. Du Plessis will lead a discussion on creating this new public-private partnership during a session on rebuilding trust and integrity in business.

Several of the continent’s leaders recognise that Africa’s narrative is changing fast and that its future is dependent on its youth. The ability to benefit from technology and attract foreign direct investment depends on Africa getting its house in order on corruption. But this process must be part of the global anti-corruption movement in order for things to change.

In this regard, delegates at the WEF’s Africa conference would do well to monitor the outcomes of the landmark international anti-corruption summit taking place in London today. Hosted by British Prime Minister David Cameron, the summit will bring together world leaders, business and civil society to develop practical steps to expose corruption, punish perpetrators and drive out the culture of corruption.

Du Plessis’ participation in the WEF conference is funded the Dangote Fellowship, which funds all African Young Global Leaders.

For more information, contact:

Anton du Plessis, ISS:  +27 787813619, aduplessis@issafrica.org

Picture: ©World Economic Forum 2016

______________________________

Être réaliste sur la corruption en Afrique

« La corruption n'est pas seulement un des problèmes en Afrique, il s'agit du plus gros problème en Afrique ».

Tel est le message essentiel qu'Anton du Plessis, directeur exécutif de l'Institut d'études de sécurité (ISS), apporte au 26e Forum économique mondial (FEM) lors de la conférence africaine qui commence aujourd'hui à Kigali, au Rwanda.

Du 11 au 13 mai, les dirigeants régionaux et mondiaux du monde des affaires, des gouvernements et de la société civile se réuniront pour discuter des facteurs économiques numériques susceptibles de renforcer la collaboration public-privé afin de contribuer à résoudre les principaux défis en Afrique.

La lutte contre la mauvaise gouvernance sur le continent est difficile, les deux principaux acteurs qui sont au cœur du problème ─€ les gouvernements et les grandes entreprises ─ étant aussi ceux qui doivent trouver des solutions. Les liens de corruption dans de nombreux partenariats public-privé existent depuis des décennies et sont ancrés dans les pratiques professionnelles.

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie, l'ISS est engagé auprès des entreprises et des investisseurs pour éclairer leurs décisions. Les forums comme celui du FEM sont l’opportunité de forger les débats aux niveaux mondial et continental et de donner forme aux politiques sur les défis majeurs en matière de sécurité.

L'ISS collabore avec le secteur des entreprises et les investisseurs pour prendre des décisions éclairées

« Pour que l'Afrique atteigne ses objectifs de croissance, de stabilité et de développement, il doit y avoir une discussion franche sur la façon de mettre fin à la corruption, déclare du Plessis. La corruption n'est pas un fléau social, ce n'est pas un mode de vie, ce n'est pas une façon de faire des affaires. Cela menace les moyens de subsistance de millions de personnes et entraîne des conflits, la fragilité et le terrorisme ». Le conseil de l'Agenda mondial du FEM sur la fragilité, la violence et les conflits renforce cet argument dans un nouveau rapport sur l'Investissement responsable dans des contextes de fragilité.

En tant que jeune dirigeant mondial (Young Global Leader) du FEM et membre du conseil de l'Agenda mondial du FEM sur la fragilité, la violence et les conflits, du Plessis pense qu'un nouveau pacte social entre le gouvernement et les entreprises en Afrique nécessitera de jeunes dirigeants dynamiques. Ils seront ceux qui utiliseront les technologies et comprendront les exigences de la jeunesse. Du Plessis conduira une discussion sur la création de ce nouveau partenariat public-privé lors d'une session sur la reconstruction de la confiance et de l'intégrité dans les affaires.

De nombreux dirigeants sur le continent reconnaissent que l’histoire africaine change rapidement et que son avenir dépend de sa jeunesse. La capacité à bénéficier de la technologie et à attirer l'investissement direct étranger dépend de la faculté de l'Afrique à faire le ménage chez elle dans le domaine de la corruption. Pour que les choses changent, ce processus doit faire partie du mouvement mondial anti-corruption.

À cet égard, les délégués à la conférence africaine du FEM seraient bien avisés de suivre de près les conclusions du sommet international anti-corruption qui se tient à Londres aujourd'hui. Organisé par le Premier ministre britannique, David Cameron, le sommet réunit les dirigeants mondiaux, les entreprises et la société civile, dans le but d'élaborer des mesures concrètes pour dénoncer la corruption, d’en sanctionner les auteurs et de mettre fin à la culture de la corruption.

La participation de du Plessis à la conférence du FEM est financée par Dangote Fellowship qui subventionne tous les jeunes dirigeants africains mondiaux.

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

Anton du Plessis, ISS : +27 787813619, aduplessis@issafrica.org

Image © Forum Économique mondial 2016

?>