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Better early warning to prevent conflict
15 June 2016

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The best way to deal with violent conflict is to make sure it never happens. Prevention saves the lives and livelihoods of those directly affected. It is also more cost effective than trying to manage or resolve conflict once it’s started.

To prevent conflict, having the right information and analysis at the right time is key. Interest in ‘early warning’ has grown worldwide over the past few years, including at the African Union (AU), which runs its own continental early warning system. The Institute for Security Studies (ISS) works with government and other decision makers in Africa and globally to prevent conflict.

In May, an ISS training session in Addis Ababa gave early warning practitioners simple yet powerful techniques to improve their work and the way they communicate findings to decision makers. Officials were trained from institutions with early warning systems in place, such as the AU, Economic Community of West African States (ECOWAS) and East Africa’s Intergovernmental Authority on Development (IGAD). Organisations that intend setting up such systems also participated, including the Lake Chad Basin Commission.

ISS built skills to detect the less obvious signs of trouble that are easily missed in early warning analysis
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‘Early warning goes beyond just knowing about an impending crisis – it’s about early attention, early alerting and early action’, says Dr Julia Bello-Schünemann, a Senior Researcher from the ISS and facilitator of the training session.

‘Getting this right requires building the evidence base on conflict trends and dynamics, including how to detect the less obvious signs of trouble that are easily missed’. These ‘weak signals’ have to be investigated, analysed and evaluated to confirm their relevance and enable improved decision making.

‘We are better equipped to contribute to the reduction of the gap generally observed between the alert and response,’ ECOWAS Early Warning Directorate analysts Gbenga Erin and Ismaila Gueye said after completing the training. ‘We can also now access additional sources of data to complete or verify our information’.

The course taught officials new analytical techniques and promoted the use of open source data. ISS training typically goes beyond imparting technical skills. Networks are built that enable knowledge sharing and collaborative problem solving that continues long after the training has ended.

‘The ISS has helped improve Africa’s early warning capacity’, says Bello-Schünemann. ‘We are also creating a community of practitioners from government, regional organisations and civil society that will make these efforts more sustainable.’

For more information contact:

Julia Bello-Schünemann, ISS: jschuenemann@issafrica.org, +234 908 4422 121

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Prévenir très tôt pour éviter les conflits

La meilleure manière de traiter les conflits violents est de s’assurer qu’ils ne surviennent jamais. La prévention sauve les vies et les moyens de subsistance des personnes directement touchées. Elle est également plus efficace que les tentatives ultérieures de gestion ou de résolution des désaccords.

Pour éviter les conflits, disposer des bonnes informations et des analyses adéquates au bon moment est essentiel. L’intérêt pour l’alerte précoce s’est développé dans le monde entier ces dernières années, notamment à l'Union africaine (UA) qui gère son propre système d’alerte précoce continental. L’Institut d’études de sécurité (ISS) collabore avec les gouvernements et des responsables africains et mondiaux pour éviter les affrontements.

Des praticiens de l’alerte précoce ont bénéficié, au cours du mois de mai, d’une formation organisée par l’ISS à Addis-Abeba, sur des techniques simples mais puissantes pour améliorer leur travail et la communication de leurs résultats aux responsables. Des agents ont été formés par des institutions telles que l’UA, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’autorité intergouvernementale pour le développement de l’Afrique de l’Est (IGAD) sur leurs propres systèmes d’alerte précoce. Les organisations planifiant de mettre en place de tels mécanismes ont également participé, notamment la Commission du bassin du lac Tchad.

l'ISS met en place des compétences pour détecter les plus faibles signes de perturbation à côté desquels on passe facilement dans les analyses d’alerte précoce

« Le système d’alerte précoce dépasse le simple fait d’avoir connaissance d’une crise imminente – il suppose une attention préalable, une alerte précoce et des mesures anticipées, a expliqué le Dr Julia Bello-Schünemann, chercheuse principale à l’ISS et animatrice de la séance de formation.

 » Obtenir ce droit nécessite la construction d’une base de connaissances sur les tendances et les dynamiques des conflits, notamment sur les moyens de détection des plus faibles signes de perturbation que l'on rate facilement ». Ces alertes précoces doivent être étudiées, analysées et évaluées afin de confirmer leur pertinence et de permettre une meilleure prise de décision.

 « Nous sommes mieux équipés pour contribuer à la réduction du fossé généralement observé entre l’alerte et la réponse » ont déclaré les analystes de la direction d’alerte précoce de la CEDEAO, Gbenga Erin et Ismaila Gueye, à la fin de leur formation.  « Nous pouvons également accéder à des sources supplémentaires de données pour compléter ou vérifier nos informations ».

Le cours présente de nouvelles techniques d’analyse et encourage l’utilisation de données en accès libre. Les formations de l’ISS dépassent généralement la simple transmission de compétences techniques. Elles permettent de créer des réseaux, de partager des connaissances et de mettre en commun une résolution des problèmes qui se poursuit longtemps après la fin de la formation.

« L’ISS a permis d’améliorer la capacité d’alerte précoce de l’Afrique », a déclaré Bello-Schünemann. Nous créons également une communauté de praticiens composée de représentants des gouvernements, des organisations régionales et de la société civile qui rendra ces efforts plus durables. »

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

Julia Bello-Schünemann, ISS : jschuenemann@issafrica.org, +234 908 4422 121

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